RESIDENT EVIL (Zach Cregger, 2026)

Coursier en milieu hospitalier, Bryan (Austin Abrams) accepte de faire des heures sup’ payées double pour livrer en urgence un colis à l’hôpital de Racoon City, ville dont l’accès en plein hiver est tout sauf une partie de plaisir. Mais les conditions météorologiques ne seront qu’un maigre obstacle face au cauchemar nocturne qui s’annonce, et dont le seul remède semble être dans la précieuse sacoche biologique que notre homme transporte…

Ceux qui me connaissent un tant soit peu savent que je ne suis pas un gamer. Autant dire que les rares transpositions cinématographiques de jeux vidéo que j’ai vues m’ont laissées de marbre. Mais y en a-t-il de franchement réussies ? Car même en parlant avec des joueurs invétérés, la réponse semble systématiquement se solder par la négative.

Autant dire que je n’avais aucune, mais alors aucune raison d’aller voir le nouveau reboot à la franchise Resident Evil. Ce n’est d’ailleurs que hier que j’ai réalisé que cette dernière comptait déjà sept opus. Mais quelle idée de se risquer, après avoir déjà subi l’année dernière le catastrophique Until Dawn, à aller voir cette nouvelle tentative ?

Le fait que Zach Cregger, réalisateur/auteur de Weapons, qui reste comme mon film préféré de 2025, aura suffi à titiller ma curiosité. Certes Barbarians, le premier film de Cregger, n’était pas une réussite totale, mais montrait déjà bien la capacité du jeune cinéaste à transcender les sempiternels codes du film de genre, avec la nuit en toile de fond constate de son œuvre émergente.

Bien m’en a pris, puisque Resident Evil, mouture 2026, soit pile 30 ans après la sortie du premier jeu vidéo, est jubilatoire. Inutile de me demander si ce métrage est meilleur que les précédents, dans la mesure où je n’en ai vu aucun. Pourtant, même sans comparaison, il parait évident que ce petit film, à la fois ultra gore et franchement fendard (si ! si !), est sans doute la première adaptation cinématographique d’un univers de « videogame » convaincante.

Reposant en grande partie sur les épaules d’Austin Abrams (le camé totalement cinglé de Weapons, c’était lui), le dernier métrage de Zach Cregger prouve qu’il est possible de créer un pont entre les gamers et les cinéphages, sans pour autant que ces derniers ne se sentent largués s’ils ne devaient jamais avoir tenu de joystick en main de leur vie.

Se permettant maints clins d’œil, de The Thing à Body Snatchers en passant par Die Hard, Resident Evil passe à la moulinette en moins de temps qu’il ne faut pour le dire une bonne poignée de films d’horreurs récents, du très sympathique Passenger au catastrophique Evil Dead Burn. Le tout avec panache, efficacité et modestie.

De quoi donner à réfléchir à propos de certains « nouveaux prodiges du cinéma d’horreur » (suivez mon regard…) dont les œuvres, mis à part de faire le buzz via les réseaux sociaux, ne sont rien d’autres que de microscopiques pétards détrempés. Très cool.

Resident Evil de Zach Cregger, avec Austin Abrams, Paul Walter Hauser, Kali Reis, Johnno Wilson, Zach Cherry, Etats-Unis/Allemagne, 1h33. Actuellement sur les écrans.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *